Depuis janvier 2003, des membres de l’IQBIO parcourent le Québec afin de dresser le répertoire des collections québécoises de recherche en sciences naturelles. Ce répertoire détenu par l’IQBIO contenait en mars 2011 des données élémentaires sur 242 grandes, moyennes et petites collections conservées en territoire québécois, et qui sont la propriété d’institutions, de chercheurs professionnels ou autodidactes du Québec. Les données recueillies sur leurs propriétaires, le nombre d’espèces et d’échantillons qu’elles contiennent, l'état de leur conservation, leur valeur scientifique, etc., toutes ces « métadonnées » sont essentielles d’abord pour documenter la biodiversité québécoise et les risques qu’elle court, ensuite pour planifier les besoins futurs de l'IQBIO en espace ou proposer des interventions urgentes, le cas échéant. Notons que le répertoire de l’IQBIO exclut les importantes collections du Musée canadien de la nature, qui sont conservées dans son édifice du Patrimoine naturel à Gatineau.

En mai 2010, les institutions parapubliques (surtout les universités) hébergeaient quelque 40 % des collections québécoises de recherche en sciences naturelles, les collectionneurs privés à domicile (autodidactes et professionnels), 26 %, et les laboratoires gouvernementaux en détenaient seulement 19 %.
Nonobstant leur taille, une proportion significative des collections québécoises recensées par l’IQBIO était entomologique (27 %), suivie des «herbiers» (14 %) – ici restreints aux plantes vasculaires – et des collections mycologiques (7 %), presque toutes de nature taxonomique. Les collections dites « écologiques », i.e. d’échantillons naturels incomplètement ou non triés et identifiés, mais bien documentés, peu nombreuses à ce jour, sont soigneusement examinées. En effet, puisqu’elles fournissent le principal moyen d’échantillonner notre passé écologique moins dégradé, elles sont importantes en raison des connaissances précises qu'elles apporteront sur notre avenir écologique. Les insectes sont peut-être sur-représentés dans les collections québécoises en raison du grand nombre de collections privées d’autodidactes, certains détenant une expertise de premier ordre. D’autre part, les collections d’invertébrés des eaux douces et des sols sont étonnamment rares au Québec, malgré l’abondance de tels habitats.
LES PRINCIPALES INSTITUTIONS QUÉBÉCOISES QUI HÉBERGENT
DES COLLECTIONS DE RECHERCHE EN SCIENCES NATURELLES
selon les métadonnées colligées en 2003*(mise à jour de mars 2011)
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Université de Montréal |
Départements de sciences biologiques , de géographie et d’anthropologie de la Faculté des arts et des sciences et Faculté de médecine vétérinaire à St-Hyacinthe |
29 |
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Gouvernement du Canada |
22 |
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Institut Maurice-Lamontagne |
Pêches et Océans Canada, Mont-Joli |
7 |
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Centre de foresterie des Laurentides |
Service Canadien des forêts, Ressources naturelles Canada, Ste-Foy |
6 |
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Environnement Canada |
Ancien Centre St-Laurent, Montréal |
4 |
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Centre de recherche et de développement en horticulture |
Agriculture et Agroalimentaire Canada, St-Jean-sur-le-Richelieu |
3 |
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Parc de l’Archipel-de-Mingan |
Parcs Canada, Havre-St-Pierre |
2 |
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Université McGill |
Musée Peter Redpath et Campus Macdonald, Ste-Anne-de-Bellevue |
19 |
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Université Laval |
« Les Collections », Herbier Louis-Marie, Département de Biologie, Québec-Océan, Centre d’études nordiques |
18 |
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Gouvernement du Québec |
15 |
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MAPAQ et MRNFQ |
Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Complexe scientifique, Québec |
7 |
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Secteur faune, ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec |
Longueuil et Québec |
5 |
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Institut de technologie agroalimentaire |
MAPAQ, St-Hyacinthe et La Pocatière |
3 |
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6 autres universités |
chacune 6 ou moins, ensemble 19 |
19 |
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7 autres institutions |
chacune 6 ou moins, ensemble 20 |
20 |
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Total |
142 |



