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Arbres et plantes forestières

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Après plus de 20 000 copies vendues de la première mouture, cette nouvelle édition revue et augmentée du guide Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes arrive sur le marché. Elle permet d’identifier 215 espèces d’arbres, d’arbustes, de plantes herbacées, de fougères, de prêles et de lycopodes. Le guide contient plus de 600 photos, des cartes de distribution des arbres et de nombreuses illustrations. On y trouve aussi des clés d’identification pour les arbres en été et pour les bourgeons des feuillus en hiver. Bref, tout ce qu’il faut pour partir à la découverte de nos forêts. Une première partie, plus encyclopédique traite de l’écologie forestière.


 
La biodiversité des océans en péril

Par Alain Brunel, directeur climat énergie, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). Adaptation d’un article publié sur le site de l’AQLPA, le 4 décembre 2015, lors de la conférence sur climat de Paris.

Les bouleversements climatiques affectent massivement un géant planétaire, le système océans, attaqué de toutes parts par les émissions de gaz à effet de serre. Il subit de profondes transformations lourdes de menaces non seulement pour la vie marine mais aussi pour les humains. Une journée a d’ailleurs été consacrée aux océans à la conférence sur le climat COP21 de Paris, le 3 décembre dernier et plusieurs conférences ont porté sur cet écosystème gigantesque qui couvre les trois quarts de la planète.

Il faut d’abord rappeler que plus de 50% de l’oxygène que nous respirons provient du phytoplancton, des micro-algues, qui prospèrent dans les océans. Le système océanique joue un rôle majeur dans le climat du globe notamment par ses échanges de gaz, de vapeur d’eau et de chaleur avec l’atmosphère. Le rôle des océans dans la régulation du climat mondial est donc crucial et pas encore très bien compris, en particulier dans ses profondeurs.

Si la tendance des émissions de gaz à effet de serre se maintient, on peut voir sur la photo l'état de la situation en Amérique en 2076 avec une concentration de CO2 dans l'atmosphère de 725ppm . Les trois océans entourant le Canada seront sous-saturés en aragonite ce qui aurait évidemment des conséquences délétères pour la biodiversité et en particulier pour les organismes qui ont besoin d'aragonite pour fabriquer leur coquillage...

Trois phénomènes liés aux changements climatiques se conjuguent pour altérer les océans.

1- L’acidification des mers est une conséquence de l’absorption du dioxyde de carbone (CO2) par les océans qui forme de l’acide carbonique. Les océans ont absorbé plus du quart des émissions mondiales de CO2 et l’acidification a augmenté de 30% au cours des 250 dernières années. La dernière fois que le taux d’acidité a augmenté à ce rythme, c’était il y a… 65 millions d’année. C’est un phénomène qui va nuire à la vie marine en particulier aux organismes comme les huitres, les moules, les coraux, certaines espèces de plancton dont le squelette est composé d’aragonite, un minéral de la famille des carbonates. Des simulations présentées à la COP21 par l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) sur un modèle réduit de globe indiquent que dans un scénario du laisser-faire, les trois océans entourant le Canada deviendraient tellement acides d’ici 60 ans qu’ils seraient complètement sous-saturés en aragonite, posant une menace mortelle pour ces organismes. Déjà, les rendements de certaines fermes d’aquaculture de la côte ouest ont commencé à diminuer.

2- Le réchauffement des eaux. Les océans ont absorbé jusqu’ici 93% de l’excès de chaleur conservé dans le système climatique en raison de l’accumulation des gaz à effet de serre (GES). L’atmosphère n’en a retenu que 2,3%, la fonte des glaciers continentaux et polaires que 2%. Selon le professeur Ed Hill, directeur du National Oceanography Center de Grande-Bretagne, entendu à Paris, sans la capacité d’absorption de chaleur des océans, la température moyenne du globe aurait augmenté depuis 150 ans, non pas de 1°C mais bien de 36°C, oui trente-six degrés Celsius! La température moyenne de la mer en surface a déjà augmenté de 0,7°C, chiffre qui devrait excéder 3°C dans certaines régions océaniques d’ici la fin du siècle. Le réchauffement des mers a des effets directs sur la vie marine. Ainsi, il cause le blanchissement et la mort des coraux et il est presque certain que la hausse des températures n’est pas étrangère au déclin des stocks de morue dans l’Atlantique nord. Le «Blob» du Pacifique, cette énorme «bulle» d’eau plus chaude de 3°C à la moyenne, apparue au large la Côte ouest canado-américaine en 2013 (et qui n’a pas de rapport avec le phénomène El Niño), perturbe toute la vie marine. Il a induit d’importantes efflorescences d’algues toxiques et a joué un rôle dans la vague de chaleur de l’ouest canadien de l’été dernier.

3- La désoxygénation des océans est un phénomène moins connu. Des eaux plus chaudes ont une moindre capacité de solubiliser l’oxygène. Ce phénomène est donc déjà en cours. Le réchauffement va aussi accentuer la stratification verticale des couches d’eau de l’océan et donc d’altérer le transport de l’oxygène de la surface vers les profondeurs (et le transport des nutriments des profondeurs vers la surface). L’acidification des eaux et le déversement de matières organiques (azote notamment) dans les eaux de surface contribuent aussi à la désoxygénation. Selon les modèles, la quantité d’oxygène dans les océans devrait chuter de 1 à 7% au cours du prochain siècle. Là encore, les organismes vivants dans les océans seront durement affectés. Seuls ceux qui tolèrent des eaux pauvres en oxygène pourront se multiplier. C’est le cas des microbes…

Une interaction mal comprise

L’interaction de ces méga-phénomènes est mal comprise. Et nous n’avons même pas évoqué de la hausse du niveau des mers qui va aller en s’accélérant. A l’occasion de la Conférence climatique de Paris, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a regroupé dans une publication spéciale les chapitres de son dernier rapport ayant trait à l’océan. Les Nations Unies ont aussi demandé aux experts du climat de produire dans les prochaines années un rapport spécial sur les océans qui inclurait les conséquences économiques et sociales des ruptures écologiques appréhendées. Les effets seront majeurs, à n’en pas douter. Considérez ces chiffres : 145 millions de personnes vivent à moins d’un mètre d’altitude; 40% de la population mondiale vit à moins de 100km des côtes; 3 milliards de personnes tirent de la mer près de 20% de leur consommation de protéines.

Les stratégies d’adaptation pour faire face à ces méga-problèmes sont limitées. Elles impliquent de conserver un potentiel de résilience maximal au système océans, notamment en sauvegardant un ensemble d’habitats variés. Les mangroves et autres milieux humides côtiers absorbent des quantités importantes de carbone. La lutte contre les autres facteurs de stress est également fondamentale. La pollution des eaux des mers et l’eutrophisation des deltas et embouchures de grands fleuves par les substances organiques et inorganiques doivent être stoppées d’urgence.

Mais aucun progrès ne sera vraiment possible sans recourir à l’arme ultime : stopper la pollution de l’air en réduisant radicalement les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre.


L'Homme aux mousses

En novembre dernier, « La semaine verte » diffusait un reportage sur Jean Faubert (membre de l’IQBIO) et sa passion pour les bryophytes, élément important de la flore québécoise. Le reportage d’Aubert Tremblay s’intitule « l’Homme aux mousses » et est accessible par le lien suivant:

http://ici.radio-canada.ca/tele/la-semaine-verte/2014-2015/segments/reportage/415/gilbert-begin-mousses-plantes-homme

PASSION LIBELLULES

En complément au reportage d’Aubert Tremblay au début avril, le site web de « La semaine verte » nous propose: « Rencontre avec deux passionnés de libellules, Raymond Hutchinson et Benoit Ménard. Ils préparent un livre d'identification probablement unique en Amérique du nord. » On y voit des capsules où Raymond Hutchinson (membre de l’IQBIO) nous parler de l’histoire des sciences naturelles au Québec marquée surtout par le clergé, de l’existence du camp de Port-au-Saumon ou Ère de l’estuaire (membre institutionnel de l’IQBIO) qui intéresse les plus jeunes et enfin, de sa passion pour les libellules mais aussi pour les araignées. De son côté, Benoit Ménard nous fait découvrir de façon imagée le petit monde des libellules.

Pour visionner ces capsules aller sur :

http://ici.radio-canada.ca/tele/la-semaine-verte/2015-2016/complements/extra/752/libellules-aubert-tremblay

Le prix "Pierre Dansereau" 2015

Découvrez dans la prochaine capsule le nom et le domaine de spécialité du biologiste récipiendaire de ce prix prestigieux pour l'année 2015.

https://www.youtube.com/watch?v=aQQTlaVlSxY&feature=youtu.be


Don de 10 000$ à l'IQBIO

Quelques jours avant Noël, je recevais de la Fondation familiale Trottier une lettre m'annonçant l'octroi d'un don de 10 000$ pour poursuivre le développement de notre Registre des collections québécoises de recherche en sciences naturelles. Cette bonne nouvelle était le fruit des démarches d'un comité ad hoc composé de Bernadette Jacquaz, notre dévouée et efficace trésorière et de moi-même, épaulés par Juliette Duranleau, l'agente de projet qui, embauchée à cette fin en janvier dernier, a réalisé avec compétence et détermination le plus gros du travail de sollicitation de plusieurs bailleurs de fonds dont les priorités, sauf un, n'incluaient pas ce type de projet. Comme l'emploi de Juliette se terminait à la mi-novembre, et que ses convictions environnementales ont été aiguisées par le mandat que nous lui avions confié, elle s'est portée bénévole à temps partiel comme membre individuel de l'IQBIO, tout en poursuivant un projet de maîtrise à l'UQAM. Ce beau succès dans ses démarches nous permettra, si le conseil d'administration approuve la recommandation du comité ad hoc, de proposer à Juliette de la réembaucher et de profiter ainsi de l'expérience qu'elle a acquise sur notre registre pour en poursuivre le développement.

Pierre Brunel, président de l'IQBIO, 29 décembre 2015


Arbres et plantes forestières

Après plus de 20 000 copies vendues de la première mouture, cette nouvelle édition revue et augmentée du guide Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes arrive sur le marché. Elle permet d’identifier 215 espèces d’arbres, d’arbustes, de plantes herbacées, de fougères, de prêles et de lycopodes. Le guide contient plus de 600 photos, des cartes de distribution des arbres et de nombreuses illustrations. On y trouve aussi des clés d’identification pour les arbres en été et pour les bourgeons des feuillus en hiver. Bref, tout ce qu’il faut pour partir à la découverte de nos forêts. Une première partie, plus encyclopédique traite de l’écologie forestière.


Aussi:

Rapport du président 2014

Rapport du président 2014

Nous vous invitions à consulter le récent rapport du président qui vous informe des principales activités réalisées au cours de la dernière année.

rapport du président 2014.pdf

Renouvellements et nouvelles adhésions pour 2016 !

Les membres individuels et institutionnels en règle pour la seule année 2015 peuvent aider à simplifier la vie bureaucratique du vieux président que je suis en renouvelant le plus tôt possible leur adhésion pour 2016: Il suffit de cliquer sur l'onglet DEVENIR MEMBRE, d'imprimer et de remplir le formulaire d'adhésion approprié, et de me poster le tout avec leur chèque. L'option via PayPal est également disponible. Les anciens membres et autres naturalistes soucieux de la connaissance de la biodiversité du Québec en vue de la sauvegarder sont aussi invités à se porter membres de la même manière. En ces temps difficiles pour l'environnement, la solidarité des naturalistes est plus que jamais nécessaire!

Pierre Brunel, président de l'IQBIO, 29 décembre 2015


Qui nous sommes

IQBIO est un organisme sans but lucratif fondé en 2004 qui s’est donné comme mandat de conserver, développer et mettre en valeur les collections québécoises en sciences naturelles, parce que ces collections constituent un patrimoine scientifique irremplaçable et indispensable pour documenter la biodiversité du territoire québécois.

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